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AQUARELLES DES CHATEAUX ET DEMEURES DISPARUS
DE PARIS ET DE L'ILE-DE-FRANCE



   
Venez découvrir des centaines d'aquarelles restituant les charmes des châteaux et demeures disparus de la région parisienne.
 
 
 

EXPOSITIONS REALISEES

 
 
 
26 expositions depuis 1980 :

mars 1980 / centre culturel français de Nouakchott / Mauritanie, le Sahara et les
villes mauritaniennes

août 1990 / maison des associations /Talloires, Haute Savoie/ les paysages et architectures
à Talloires et proche

sept.1990-août 1992 / hôtel la Charpenterie, Talloires, Haute Savoie/ aquarelles sur Talloires

Juin 1996 / exposition « les Ateliers » Meudon-Sèvres, à mon atelier/ sujets divers

décembre 2000-janvier 2001 / centre culturel espace Carpeaux de Courbevoie/ sujets divers

juin 2002 / exposition au musée Armande Béjart à Meudon/ demeures disparues de Meudon

octobre 2002 / salon littéraire Les Têtes de l’art au SEL à Sèvres/ sujets divers

novembre 2002 / salon du patrimoine culturel, Caroussel du Louvre, Paris/ sujets divers

septembre 2003 / espace galerie du SEL de Sèvres/ balade avec les plus belles maisons
de Sèvres

mars avril 2004 / hôtel de Ville de Garches/ châteaux disparus de Saint-Cloud et Marnes
la Coquette

novembre 2004 / atrium de Chaville/ demeures disparues de Chaville

avril 2005 / espace Moulin Fidel au Plessis-Robinson/ châteaux disparus, communes: Le Plesssis-
Robinson, Antony, Bourg la Reine, Châtenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay aux Roses,
Sceaux

mai 2005 / galerie privée Art Présent à Paris/ hôtels particuliers parisiens disparus

juin 2005 / Tuft University,  Le Prieuré à Talloires, Haute Savoie/ aquarelles du Prieuré

septembre 2005 / hôtel de Ville d’Antony/ demeures disparues d'Antony

octobre décembre 2005 / centre d’art et culture de Meudon/ demeures disparues de Meudon,
Chaville et Sèvres

avril-juin 2006 / centre culturel espace Carpeaux de Courbevoie/ châteaux disparus de
Courbevoie

septembre 2006 / médiathèque Jacques Baumel de Rueil-Malmaison/ châteaux et demeures
disparus de Rueil-Malmaison, Clichy, Colombes, Courbevoie, La Garenne-Colombes,
Nanterre, Neuilly sur Seine, Puteaux, Suresnes

avril 2008 / exposition privée à Paris, 151, boulevard Haussmann/ sujets divers

avril-août de 2008 à 2011 / exposition privée Nemoz Immobilier à Talloires, Haute Savoie/
Talloires et le lac

novembre-décembre 2008 / pépinière d’entreprises SEMADS à Issy les Moulineaux/ patrimoine
disparu et paysages d'aujourd'hui en France ou à l'étranger

novembre-décembre 2011 / « Carré à la Farine » à Versailles, 146ème Salon de Versailles/

sujets divers

avril-juillet 2013 / exposition à la maison Bonaparte, musée national à Ajaccio, Corse du Sud/ "les maisons
des Bonaparte à Paris, période 1795-1804"

septembre 2013/ exposition des demeures disparues de la commune, château de Ville d'Avray

avril-juillet 2014/ exposition au Bastion de France à Porto-Vecchio "les maisons des Bonaparte à Paris, période 1795-1804", Corse du Sud





 







 








Exposition à la maison des Associations à Talloires, Haute Savoie, août 1990.
 








 


Texte introductif de l'exposition de Sèvres, septembre 2003 :

Aquarelles sur le patrimoine sévrien 
 
Une explication ?

 
Ce n’est peut-être pas par hasard si cette collection d’aquarelles sur les architectures et paysages de Sèvres a vu le jour à partir de 1997.
Une explication simple me vient à l’esprit : passionné par cette technique que je pratique depuis de nombreuses années et chargé professionnellement de contrôler le patrimoine local depuis la fin 1993, j’ai voulu spontanément dessiner des lieux caractéristiques de cette ville. Mais l’explication est un peu courte.
Pourquoi Sèvres alors que j’interviens sur de nombreuses autres Communes du département ?
Plusieurs flashs me viennent à l’esprit.
Je n’envisageais pas de peindre ma commune d’adoption (non lointaine de Sèvres), me disant qu’après tout j’aurai tout loisir de le faire plus tard.
J’avais été séduit par l’idée d’un de mes collègues, architecte des Bâtiments de France (Marc Wattel), exerçant dans l’est de la France et aquarelliste de talent, qui avait peint l’ensemble des monuments historiques de son département, le Doubs et dont la collection avait fait l’objet d’une publication sous forme d’un ouvrage en 1996 (c’est d’ailleurs ainsi que j’ai commencé par peindre en premier lieu les monuments historiques de la ville). Mais j’ai eu à coeur, contrairement à mon confrère, de travailler sur un horizon beaucoup plus restreint, limité au périmètre d’une seule commune de 22.000 habitants, mais ouvert à l’ensemble de ses dimensions esthétiques (paysages, architectures et patrimoines).
L’explication du choix de Sèvres, alors que je n’ai à ce jour développé un tel travail sur aucune autre commune du département, lieux parfois aussi riches, est quelque peu énigmatique.
Cependant, je peux justifier ce choix par rapport à quelques critères objectifs : Sèvres est une ville d’histoire dont le nom est mondialement connu, à cause notamment de la Manufacture royale fondée par Louis XV ; Sèvres est une Commune qui possède une géographie étonnamment originale et qui, peut-être plus que d’autres, caractérise au mieux le nom donné en 1960 au département 92 « les Hauts de Seine » : « les Hauts » parce qu’à Sèvres deux coteaux se font face ( ce qui n’est pas cependant un cas unique dans le département) mais aussi « la Seine », et c’est là le plus,  parce que ces deux coteaux boisés en partie haute se terminent en belvédère dominant en vis à vis, d’une façon unique et exceptionnelle, la boucle du fleuve et ses deux îles (île Monsieur et île Séguin), Sèvres aussi, parce que cette commune est riche en éléments de patrimoine et Sèvres enfin, parce que cette commune possède depuis longtemps une grande tradition d’expression culturelle avec notamment le SEL qui m’accueille aujourd’hui.
 
Le fil historique
 
Autant que l’on sache, Sèvres est l’une des plus anciennes communes du département, seules six communes ont été créées quelques décennies ou siècles avant.
La mention la plus ancienne de Sèvres apparaît en 558 dans une charte de Childebert. Sa situation géographique en favorise l’essor, une route et lien de communication en effet, « le pavé de Sèvres », est aménagée au droit du ru de Marivel. A partir du haut Moyen-âge, des seigneurs se succèdent dans le château ( aujourd’hui disparu) entouré des deux bras du ru. Il était situé non loin de l’église Saint-Romain. Différents seigneurs se partagent au cours du temps et non sans quelques conflits ce territoire et leurs exploitations agricoles et viticoles ( Les Livres, Longueil et les Célestins), jusqu’à la seconde moitié du XVIIIème siècle où la seigneurie est vendue à Louis XV.
Influencé par Versailles et son château tout proche et sur la route en venant de Paris, Sèvres s’agrandit et son accès sur la Seine développe les activités portuaires.
La beauté des lieux favorise également la création de nombreuses grandes propriétés, au bord de la Seine ou la dominant, dont l’hôtel de Brancas, le pavillon de Brimborion, l’hôtel de Chaulnes, la maison Callas ou le château de Brimborion, sans parler du château de Bellevue tout proche à Meudon de Madame de Pompadour…
Parallèlement, Sèvres bénéficie des largesses du roi et de sa maîtresse car s’y installent les manufactures de cristallerie, de verrerie et de porcelaine. Cette activité, toujours en expansion, permit plus tard la construction, autour des années 1862-1880,  de la manufacture nationale et du musée de céramique par l’architecte Jacques Laudin aujourd’hui monument historique.
Au XIXème siècle également, avec l’essor industriel, les blanchisseries se développent autour du ru de Marivel ainsi que les brasseries de la Meuse en centre ville, activités qui périclitent progressivement au XXème siècle.
 
Les architectures successives
 
En dehors de la période médiévale ou Renaissance, dont il reste quelques témoignages dans l'église Saint-Romain, Sèvres conserve quelques éléments de son prestigieux passé des XVIIème et XVIIIème siècles : la maison Montespan, le C.I.E.P. ( ancienne manufacture), le pavillon du roi et le pavillon de Lulli, le collège arménien ( ancienne annexe de l’hôtel de Chaulnes et demeure du géographe napoléonien Baclère d’Albe), la maison Cravant portant le nom d’un maître verrier chercheur à la Manufacture et située rue de Ville d’Avray, l’ancienne cristallerie face à la Seine, ou le pavillon de Breteuil du parc de Saint-Cloud, actuel Bureau international de poids et mesures , ermitage sous la Régence, aujourd’hui sur la Commune de Saint-Cloud.
Au XIXème siècle, Honoré de Balzac y réside dans une maison modeste mais qu’il agrandit, habitée ensuite par l’un des hommes politiques les plus importants de son temps,  Léon Gambetta et qui y décéda ; il s’agit de la maison des Jardies qui existe toujours et à présent musée historique.
Un des faits caractéristique du XIXème siècle à Sèvres est la desserte locale par les premières voies ferrées reliant Paris à Versailles entre 1839 et 1842. Autour des gares rive droite et rive gauche, l’urbanisation se développe dès lors de façon importante sur les coteaux, à la place de vignes ou terres agricoles.
Bon nombre des aquarelles dessinées montrent à voir des villas et pavillons construits à partir des années 1880 jusqu’aux années 1930.
Tout le catalogue architectural possible que les architectes peuvent alors trouver est mis en valeur dans la réalisation de ces maisons et pour des propriétaires plus ou moins fortunés. Il s’agit d’un mouvement significatif de conquête de la proche banlieue verte de Paris dont d’autres communes proches concernées par l’arrivée du chemin de fer subissent les mêmes effets.
Les références sont multiples, mais d’évidence l’époque accepte l’éclectisme.
Pour certaines constructions, les inspirations sont traditionnelles, issues des grandes architectures nobles d’Ile-de-France développées depuis le XVIème siècle ; les toits sont mansardés et couverts d’ardoises et animés de lucarnes plus ou moins ouvragées et parfois de lanternons ou belvédères; sur les façades, on préfère la pierre ou le plâtre avec un grand respect des canons classiques : ouvertures organisées par travées et symétriques, façades plus ou moins identiques sur les quatre côtés et avec généralement une riche modénature.
Pour d’autres, a été privilégié l’emploi des matériaux locaux ou d’origine topique (meulière locale, briques de différentes couleurs composées en alternance ou savamment calepinées, céramiques ou médaillons décoratifs soulignant des points singuliers de façade, pièces de bois pour les lucarnes ou des charpentes débordantes ( fermes, chevrons, corbeaux…), linteaux métalliques apparents, rappel des colombages d’origine médiévale, souches de cheminée travaillées. Dans ces cas, les façades pignons deviennent les façades principales et pas toujours symétriques, phénomène courant après 1920 où se développent les porches d’entrée cintrés et non fermés.
A travers ce riche vocabulaire, on reconnaît bien cette volonté d’affirmer un besoin d’une architecture d’évasion qui se veut attractive et tournée vers la nature, s’opposant aux hôtels et immeubles parisiens d’esprit urbain et minéral.
D’autres exemples puisent leur inspiration ailleurs créant des néo-architectures médiévales ou Renaissance, avec tourelles ou meneaux.
Dans les années 1930, cette tendance générale se poursuit en y ajoutant quelques détails style « art déco » le plus souvent visible dans des détails de serrurerie.
Cette collection d’aquarelles est complétée par quelques exemples d’une originalité certaine comme le castel Henriette de l’architecte Hector Guimard de style art nouveau malheureusement disparu, la pagode Tinh Tam, copie très expressive des arts d’extrême orient, la villa Gondouin de 1929 intéressant témoignage de l’architecture dite « moderne » ou l’ancien marché typique de l’architecture de la fin du XIXème devenu le SEL au début des années 1990.
Enfin, quelques aquarelles représentent certaines vues caractéristiques ou détails du paysage urbain de la Commune : cèdre plus que centenaire Grande Rue, quelques portails de qualité ou visions panoramiques de ses coteaux exceptionnels.
Sèvres n’est plus le plus le Sèvres de Louis XV, mais le Sèvres d’aujourd’hui est un patchwork hérité de plusieurs siècles, victime certes de quelques blessures malheureuses subies dans les années 1960-1990, mais avec un patrimoine restant insuffisamment reconnu, car pas toujours facile à découvrir et à considérer pour ce qu’il est, qui, sans être majeur, est tout à fait remarquable et qui donne à cette ville et ses paysages une saveur et un charme particuliers.
Les Sévriens, j’en suis sûr, se le sont pour bon nombre déjà approprié ou si cela n’est pas le cas, ne sauraient tarder à le faire…
 
Christian Bénilan, 2003.















 











































 
 
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